Loin de la terre brûlée (The burning plain)

© Wild Bunch Distribution Jennifer Lawrence et Diego J. Torres
Jusqu'ou aller pour oublier ?
Une caravane brûle dans le désert du Nouveau Mexique. A l'intérieur, un homme et une femme et deux familles anéanties. Ailleurs, à une autre époque, une femme seule est suivi par un homme. Deux histoires complètement différentes vont évoluées en se rapprochant et s'éloignant d'une étrange manière. Le film est américain, mais il est fait par un Mexicain, Guillermo Arriaga qui a été scénariste d'un certains nombres de films de Alejandro Gonzalez Inarritu. Si ces deux noms ne vous disent rien, il serait peut-être temps de rattraper votre retard. Le film mélange subtilement des vies, des personnages, des histoires différentes mais toutes liées par un drame. Les personnages et les acteurs sont tous exceptionnels mais on s'y attendait lorsque l'on connaît ce réalisateur. Le plus important dans ce film n'est pas l'intrigue et le final en lui même mais la manière dont est amené le dénouement.
L'Amérique est vaste, mais pas assez puisque l'on revient toujours sur le passé.

Welcome

© Guy Ferrandis Vincent Lindon et Firat Ayverdi
Si on les ignore, on s'ignore soit même.
Bilal est un jeune Kurde de 17 ans, qui vient d'arriver à Calais pour essayer de passer en Angleterre. Il va croiser Simon un maître nageur qui va lui apprendre à nager. A travers cette rencontre improbable entre Bilal et Simon, le film nous montre ce qui se passe à Calais avec tous ces réfugiés qui essayent par tous les moyens de regagner l'Angleterre. Philippe Loiret nous avait déjà habitué à un vrai drame avec Je vais bien ne t'en fais pas, et là il remet ça avec ce fabuleux film. En voilà un vrai film Français simple qui ne nous donne que des émotions à travers deux vies. Le film en plus traite d'un sujet dont on aimerai bien malheureusement ne pas entendre parler car il dérange.
Je vous conseille vivement ce film bien sur, vous raterez un grand moment de cinéma si vous n'allez pas voir ce film.

Harvey Milk

© SND Sean Penn
1970, les États-Unis vont enfin appliquer les droits de l'homme, enfin ils vont essayer !
Harvey arrive à San Francisco au début des années 70. Comme beaucoup d'autres homos il se « réfugie » dans un quartier de San Francisco dont la persécution y est moins forte. Petit à petit, son combat, il va le faire dans les urnes en devenant le premier homme politique des États-Unis gay et essayant de sauver sa cause. Le scénario est la vie de Harvey Milk pendant les 10 ans avant sa mort. Car ce que l'on sait c'est que le fait de vouloir changer l'Amérique l'a tué. Si le scénario respecte la vrai vie de Harvey Milk, alors là, chapeau, cela apparaît hallucinant l'état des US à cette époque. Sean Penn est Harvey Milk et on y crois, il est incroyable dans ce rôle où on ne l'attendait pas. Car il ne fait qu'un avec ce personnage dans cette Amérique puritaine qui est encore loin des droits de l'homme pour certains, mais là rien de nouveau, on a toujours appliqué les droits de l'homme à certains et pas à d'autres. Le film est assez intéressant en mélangeant subtilement la fiction à des images d'archives d'époque.
Gus Van Sant et Sean Penn ont réussi un beau film, et la fin est assez réussie malgré qu'elle soit évidente, mais elle n'en est pas moins touchante.

Watchmen - Les Gardiens

( - 12 ans )
© Paramount Pictures
Comment un super héros peut-il sauver les hommes lorsque ces derniers tentent par tous les moyens de se détruire entre eux.
Les années 80, sur terre, dans une réalité parallèle. Les super-héros font partis de la société et ont permis de mettre fin à la plus part des conflits. Cependant, c’est toujours la guerre froide entre les USA et l’URSS. A l’aube de l’apocalypse du monde menacé par ces deux grandes puissances, les super héros vont tenter l’impossible. Un soir, un de ces super héros est assassiné. Et si le meilleur moyen d’empêcher les super héros de sauver le monde était de tuer les super héros eux-mêmes. Voilà pour le scénario, ou du moins la base, car tant de chose vont arriver dans cette histoire. Ce film n’est pas un film Marvel. Cela veut dire qu’il n’y a pas un super héros gentil qui va sauver le monde face à un terrible méchant sous les applaudissements des américains qui auront sorti leur drapeau pour l’occasion. Ce film est vraiment unique dans son genre. Il faut savoir que c’est Zack Snyder qui a fait ce film, celui qui a fait le grandiose 300. Ce film ne sera pas grand public car il propose autre chose que des super héros, il propose bien plus. Le scénario est assez compliqué. Le film tente bien de nous expliquer le commencement des super héros et qui ils sont, mais ont reste un peu dérouté et il nous manque des billes pour tout comprendre. Mais cela n’est pas si important, car après tout, ce n’est pas qu’un film sur les super héros, mais un film visionnaire sur bien plus grand. Et l’intérêt et le but recherché de ce film, ne nous ai donné qu’à la fin du film. Les super héros sont tout de même les protagonistes de cette histoire. Ils sont tous particulièrement étranges et hors normes, hors normes de ce que l’on pourrait attendre d’un super héros assez classique. Ils sont tous touchant et on ne peut que tous les aimer. Rorschach, celui avec qui il ne faut pas rester seul. Le hibou, celui qui est le plus classique. Le spectre joyeux, celle qui est la plus belle. Ozymandias, celui dont l’intelligence n’a d’égal que sa plastique. Dr Manhattan, celui qui a tous les pouvoirs. Le comédien, celui qui détruit tout par son sourire.
Beaucoup ne pourront pas apprécier ce film, car les super héros les décevront. Mais le côté visionnaire de cette histoire, la complexité du scénario, la bande son et les personnalités fortes de chaque super héros vont mettre en transe tous les autres. Le secret de ce film c’est qu’il faut s’accrocher et accepter le concept du film, lequel ? Celui qui rend unique ce film, mais que vous ne pourrez comprendre qu’en le voyant.
Eternel recommencement, quand certains détruisent, d’autres rebâtissent derrière. Super héros ou pas, il n’y a de paix qu’après une guerre. Alors faut-il à tout pris rechercher la paix ?

Z32

© Les Films du Losange
Comment demander pardon, en restant derrière un masque.
Le réalisateur fait témoigner un jeune soldat Israélien. Suite à une opération de vengeance, ce jeune soldat a participé au meurtre de deux policiers palestinien. Il tente à travers ce témoignage de se faire pardonner. Mais ce n'est pas si simple, de rester anonyme et de faire face aux questions que lui pose sa copine. Je vous préviens, ce documentaire n'est pas facile à regarder. Le réalisateur profite également de ce film pour justifier sa démarche, de façon assez particulière. Étrange, aussi est la méthode qu'il emploi pour filmer ce couple tout en gardant leur anonymat.
Décidément, les réalisateurs Israélien n'arrivent pas à sortir de ce sujet, mais un film de fiction aurait sûrement eu plus d'impact.

Nord paradis

© Pierre Grise Distribution
Ce n'est pas le Pas de calais et encore moins le monde des ferrailleurs, ce n'est que le monde de Marie-Rose, qui a pris la couleur de Boulogne-sur-Mer et l'odeur de la ferraille.
Une jeune femme arrive un matin à Boulogne-sur-Mer pour rencontrer Marie-Rose. Marie-Rose est la patronne d'une casse à ferraille la plus importante de la région. Son nom sillonne toute la région sur ses camions. En l'absence de Marie-Rose, notre jeune femme qui fait un reportage sur cette grande dame, rencontre les personnes qui gravitent autour de ce phénomène. Avec elle, on va rencontrer toute la famille et petit à petit les langues se délient pour nous dévoiler la vie de cette famille et les liens compliqués d'une telle entreprise familiale. Ce film est comme un documentaire sur cette entreprise de ferrailleur qui tourne autour d'une femme qui a tout créé d'elle même.
Ce n'est qu'une femme après tout qui a fait en sorte de voir grandir toute sa famille.