Plein sud

© Ad Vitam Yannick Renier et Théo Frilet
Des jeunes, une route, une voiture, le soleil… Le road movie où des jeunes sur la route semblent fuir et en même temps chercher quelque chose. Un classique du cinéma, mais qui marche toujours.

Ce film n’est pas une révolution du genre. 4 jeunes dans une voiture partent vers le sud de la France. On ne sait pas d’où ils viennent, ni ou ils vont. Très vite, on entre dans la vie de ces 4 protagonistes, ou se mélange haine, amour, sexe. Ils semblent tous fuir quelque chose. Le film est intéressant, car les 4 jeunes sont de bons acteurs et leur jeunesse et leur insouciance donne au film une certaine beauté. On reste un peu déçu par le scénario, car le film réussit à développer la présence, la personnalité des 4 personnes. Dans ce genre de film, seul l’histoire, les sentiments d’un personnage sont développés et les autres personnages gravitent autour. Ici, les jeunes sont tellement intriguant qu’on a envi d’en savoir plus sur chacun d’eux. Sauf que bien sur seul l’un des 4 nous sera expliqué. On est certes un peu déçu, mais preuve que le film est assez réussi car on s’attache assez facilement à ce quatuor.

Un conte finlandais (Three Wise Men)

© Epicentre Films Timo Torikka, Pertti Sveholm et Kari Heiskanen

C’est noël, c’est la fête, la famille... enfin pas pour tous.

3 hommes, la cinquantaine, amis d’enfances se croisent par hasard le jour de noël. Comme cela fait longtemps qu’ils ne se sont pas vu il décide d’aller boire un verre le soir de noël. Peu de temps avant, l’un vient de devenir père et apprend que le bébé n’est pas de lui, le second une heure avant la rencontre était sur le point de se suicider et le troisième vient de se faire rejeter par son fils dont la mère vient de mourir. Vu l’ambiance, ça va être la fête. Ils se retrouvent tous les trois dans un karaoké désert pour passer le réveillon. Le film est adorable on s’attache assez rapidement aux histoires des trois hommes qui se retrouvent malgré eux à fêter noël. Au début, rien ne nous attire dans ses trois hommes, mais au fil de la soirée, on irait bien avec eux passer le réveillon.

Ce n’est pas un conte de noël, juste un conte finlandais.

Le dernier vol

© Gaumont Distribution

Un oiseau sans ailes effectue tout de même son dernier vol.

Le Sahara est français et l’armée tente de mater certaines régions désertiques ou certains nomades font de la résistance. Dans cette ambiance, une femme vient d’arriver avec son avion afin de recherche son compagnon que s’est écrasé non loin de là. Arrivé sur la base elle demande aux militaires de l’aider à parcourir le désert afin de chercher son ami, dont elle est persuadé qu’il est en vie. On se doute, comme tout le monde, à par elle, que son ami est mort. Mais avec l’insistance de cette femme, Antoine va aider cette femme dans ses recherches même si l’évidence de sa mort ne fait aucun doute. Guillaume Canet et Marion Cotillard sont excellents comme à leur habitude. Par contre malheureusement, ils sont bien les seuls car le scénario est un peu léger et le réalisateur ne réussi pas à nous emmener avec eux dans cette recherche perdu dans le désert. Dommage, cela aurait pu être une belle aventure.

Avatar

© Twentieth Century Fox France

Le retour de James Cameron.

Avatar est le film de science-fiction à ne pas rater en cette fin d’année 2009. Ce qui est vraiment exceptionnelle dans ce film c’est que c’est une réussite totale avec un paradoxe énorme car tout est critiquable dans ce film. Mais voilà, les effets spéciaux visuels l’emportent malgré une histoire si on regarde de plus prêt, fait froid dans le dos ! Laissez-moi un peu mettre du négatif dans ce film car de toute façon vous irez le voir et vous l’aimerez, vous n’aurez par le choix car c’est le but recherché et tout a été calculé dans ce sens. Dans le scénario, on a tout de même un armée américaine qui envahie une planète pour ses richesses naturelles, un peuple indigène qui va être détruit à défaut d’être amadoué, puis on a une nature riche et belle qui tente de se défendre face à l’envahisseur. Si on regarde entre les linges, on se moque un peu de nous et pire on se moque de nous même car on adhère complètement. Notre capacité à s’émerveiller de nous même est tout de même énorme car on nous montre les humains détruisant une planète et un peuple et la nature et l’écologie qui se défendent face à l’armée. On nous montre quand même ce que l’on a toujours fait sur terre et on en est tous émerveillé, si ça ce n’est pas de la manipulation et de l’hypocrisie ! Sinon le film est énorme et visuellement parfait. L’action est présente tout au long du film, malgré les plus de 2h30 du film. Les mystères de la planète, les personnages, les couleurs, les lumières, les vaisseaux de guerres, les scènes en forêts et les scènes dans le ciel… rien à redire et on ne peut que s’émerveiller.

On s’émerveille souvent devant un beau film et on le critique souvent pour les idées qu’il véhicule. Avec Avatar, on nous manipule à l’échelle mondiale, car on s’émerveille certes cela semble logique, mais le message qu’il nous donne, ne dérange personne. Se faire manipuler c’est assez courant. Vous verrez en sortant du film, vous aurez envi sans vous en rendre compte d’embrasser un arbre, c’est tout de même fabuleux ce que réussit à faire ce film. C’est ça qui est fort avec Avatar, car plus c’est gros, plus on nous aveugle, mais faut dire que Cameron y a mis les moyens. Allez vite le voir c’est un des films de l’année à voir absolument. Vous allez l’adorer.

Mensch

© ARP Sélection Nicolas Cazalé
Site

Mensch, le film 2009 à ne pas voir.

Je déroge à toute mes règles en cette fin d'année en vous disant de ne pas aller voir un film. Mais ne vous inquiétez pas, comme toute dérogation, je ne recommencerai pas de si tôt. Mensch est le parfait exemple du film raté. On voit très bien ce qu'à voulu faire le réalisateur. Nous raconter l'histoire d'une famille avec des secrets sur plusieurs générations. Et le tout, à travers le regard d'un fils qui cherche à devenir un Mensch, un « homme bon ». Le scénario est assez vide avec des évidences et une simplicité des scènes qui ne tiennent pas la route. Les rôles qui dépendent du scénario sont aussi absent et le casting n'arrange rien, malgré la présence d'acteurs pourtant intéressants. Bénichou, acteur dont personne ne connaît le nom mais dont le visage n'est pas inconnu, n'est pas du tout crédible. Delon, fils, aurait du demander l'avis de son père avant d'accepter ce rôle. Et enfin, Nicolas Cazalé, jeune acteur prométeur, mais pas avec ce film. Et comme tout bon film finit par une intrigue, le réalisateur, va jusqu'au bout et nous donne une intrigue. L'intrigue ici est la révélation d'un secret de famille. Déjà le secret de famille, est assez commun comme intrigue pour un film sur une famille. Mais la révélation n'apporte pas grand chose au film, et pire, on devine assez vite le secret de famille dès le début du film.

Merci à Mensch qui me permet de faire une critique assez exceptionnelle pour moi, c'est un exercice que je ne connaît pas tout. Mais peut être que mon avis va vous intriguer au point de vérifier par vous même ma vision de Mensch en allant voir le film. Allez savoir, ce n'est qu'une critique, on ne sait jamais ce qui peut se cacher derrière une critique de film à moins de voir soit même le film critiqué !

Persécution

© Mars Distribution Romain Duris

Persécution. Mais a quoi voit on que l'on est persécuté ?

Un inconnu est fasciné par Daniel. Daniel, la trentaine se retrouve harcelé par un homme qui lui vaut une étonnante fascination. Daniel ne sait pas qui il est. A son tour, Daniel semble avoir un comportement particulié avec sa copine. La persécution oui, mais qui persécute qui ? Romain Duris a encore un rôle à la hauteur de son pourvoir cinématographique. L'histoire est assez étrange et si banale à la fois, et Romain Duris joue à la perfection cet homme perdue entre sa vie et sa persécution. Charlotte Gainsbourg est également sublimement mystérieuse dans ce film et la réplique qu'elle donne à Duris rend ce dernier encore plus fort dans ce rôle. Un film français à voir et pas la peine de vous persécuter pour le voir, quoi que !

On est souvent persécuté par la même personne, et on se doute pas par qui, pourtant, tout le monde peut en être victime.