Tu n'aimeras point (Einaym Pkuhot)

© Haut et Court Zohar Strauss et Ran Danker
Tu n'aimeras point, tu fonderas une famille et tu ne devras aimer que dieu.
Aaaron, commerçant et père de 4 enfants est respecté dans sa communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem. Il mène ainsi une vie bien rangée au rythme de la religion qui est omniprésente dans sa vie. Un jour, il croise le regard de Ezri, un jeune étudiant de 22 ans. Depuis ce jour, sa vie va prendre un autre tournant car les deux hommes connaissent une passion amoureuse. Bien sûr, c'est l'amour impossible dans ce coin du monde où la religion arrête le temps ainsi que les libertés. Choix audacieux pour le réalisateur d'avoir osé tourner un tel sujet au milieu de cette communauté d'extrémiste de la religion. Au moins, même si les religions se combattent, elles ont toutes un point commun, celui d'empêcher les libertés individuelles et le libre arbitre. On se doute de la fin du film, sinon cela serait de la science fiction, mais l'histoire est bien faire et le lien entre les deux hommes n'est pas écrasé par les clichés.
Encore un film Israélien qui s'attaque à la religion, une religion parmi les autres.

Les derniers jours du monde

© Wild Bunch Distribution Mathieu Amalric
Robinson est dans sa maison de bord de mer à Biarritz. Il sort d'une séparation et est complètement sans but dans la vie. Il croise la libraire avec lequel il va avoir une aventure, mais à toujours en tête la femme qu'il a rencontré le temps d'un été. Mais Robinson doit faire face ç un climat de fin du monde, puisqu'un virus semble se propager de par le monde. Entre les sirènes, les évacuations et les pays non touchés qui détruisent les autres pays contaminés par le virus à coup de bombes nucléaires, Robinson, va errer à travers la France et l'Espagne. Robinson ne semble pas émut par ce qui arrive au monde dans ce climat de fin des temps ou tout est possible puisque l'avenir de l'humanité n'y plus assuré. Le décor est un scénario de science fiction, mais ce n'est que le décor et l'histoire principale reste celle de Robinson et de ses histoires sentimentales où la fin du monde n'a pas de conséquence sur lui. Forcément, c'est un film Français alors le décor est un peu moins crédible, car les moyens n'ont pas été mis afin de donner un réel sentiment de fin du monde.
Mais pour Robinson, joué par Mathieu Amalric, on voit bien en lui ce sentiement de fin du monde, ou plus rien ne peut le perturber dans sa recherche de l'amour.

Un prophète

( - 12 ans )

© Roger Arpajou Tahar Rahim

Un prophète est une personne qui annonce l'avenir, mais il parle également au nom de Dieu.
Malik El Djebena arrive en prison suite à une condamnation de 6 ans. Il a 19 ans, ne sait pas grand chose de la vie et ne sait ni lire et écrire. Il se retrouve vite à la mercie des autres détenus plus vieux que lui. Très vite il est pris dans la bande des Corses qui semblent être les meneurs face aux Magrébens. Malik va vite devoir se plier aux exigences des Corses pour survivre et essayer d'avoir une vie. Jacques Audiard nous donne encore une fois un grand film. Malik, le personnage et Tahar l'acteur ne font qu'un et c'est ce jeune homme qui mène le film comme il va vite mener son destin là ou personne ne l'attend. L'autre personnage fort du film et le chef des corses, qui est interprété par Niels Arestrup, un acteur avec une présence et un visage que l'on ne peut oublier. Ce film est sûrement la bonne surprise de cette rentrée, sans conteste. On découvre la dure vie des prisons, mais ce que l'on découvre c'est ce que Malik va découvrir, son destin qui n'a apriori aucune chance d'exister. Pourtant le prophète a vu le destin de Malik. La claque de la rentrée, ne le ratez pas.
Tahar Rahim... un acteur à suivre, forcément !

Inglourious basterds

( - 12 ans )© Universal Pictures International France Eli Roth et Brad Pitt
Les bâtards ! C'est ce cri Hilter au sujet d'un commando américain qui assassine les Nazis.
Au début de la guerre, Shosanna échappe à la mort en s'échappant des Nazis et en laissant derrière elle toute sa famille morte. Au même moment, Aldo Raine recrute un commando de juif américain dans le seul but d'assassiner le plus grand nombre de Nazis. Ces assassinats seront tellement sanglants que Hitler lui même mettra tout en oeuvre afin de détruire ce commando d'assassin. Plus tard, l'occasion se présente au commando et à Shosanna : la possibilité de tuer Hitler et tous ses généraux. Tarantino s'est encore une fois lâché dans ce film. Ce film est forcément un Tarantino, seul lui aurait pu oser s'attaque au Nazisme et à l'horreur de l'époque en introduisant son amour noir et décaler légendaire. Le film attaque fort et met le ton, le sang, la violence mêlé à un touche d'humour. Comme tout ses films, les personnages et les acteurs sont exceptionnels, notamment Aldo joué par un Brad Pitt, que Tarantino a su transformer, une SS aussi intelligent que cruel interprété par Christopher Waltz et la jeune Shossanna qui n'est autre que Mélanie Laurent. C'est ce mélange d'acteur et de personnages aussi varié qui font également le succés de ce film. Juste un petit bémol, car Tarantino nous a habitué à des personnages féminins haut en couleur avec des actrices exceptionnelles et Mélanie ne semble pas avoir été à la hauteur. Cependant, ce film est un Tarantino, cela suffit à vous décider.
Ceci sont des évènements de la seconde guerre mondial revus et corrigés par Tarantino, faut s'attendre au pire !

Demain dès l'aube

© Diaphana Films Vincent Perez et Jérémie Renier
Tu veux jouer ? C'est ça ? Tu vas t'en mordres les doigts.
Un pianiste parisien est dans la tourmente. Il s'est séparé de sa femme, ne voit plus son fils et est en mal d'inspiration. Il décide de passer quelques jours chez sa mère en province. Là-bas, il retrouve son petit frère qui est resté vivre avec leur mère. Son frère a une passion dévorante qui est de passer les week-ends dans des jeux de rôles grandeur nature à l'époque Napoléonienne. Les voila, tous les deux embarqués le temps d'un week-end dans les camps des soldats de Napoléon. Cela aurait pu être ludique et amusant, si ce n'était la présence de folie des joueurs qui se prennent au sérieux. Le film est excellent car les deux frères sont joués par deux acteurs exceptionnels à savoir Vincent Perez et Jérémie Rénier. Tout repose sur le lien entre ces deux frères. Ils sont à la fois éloignés et proches, car l'un es devenu un artiste connu et le second est resté un ouvrier, mais malgré cela ce lien étroit va leur permettre de faire face à la folie que devient ce jeux de rôle que personne ne contrôle et qui est devenu plus important que la vie réelle.
La famille française torturée, un thème à la française parfaitement réussi.

Le temps qu'il reste (The time that remains)

© Marcel Hartmann Elia Suleiman
La vie ordinaire de Palestiniens en territoire Israélien.
Ce film est autobiographique et il parcourt la vie de la famille du réalisateur. Le film commence par la vie de son père, jeune résistant face à l'envahisseur Israélien. Le film finira à notre époque sur le réalisateur qui rendra visite à sa mère. Entre temps, le film est étrange ou du moins, nous montre une famille dans un environnement étrange. Ce n'est pas de l'humour, ni de la moquerie, mais l'ambiance du film est complètement imprévisible. C'est sûrement cela qui donne à ce film toute son originalité.
Pour une fois qu'il y a un film palestinien, il serait dommage de s'en priver.