Le jour où la terre s'arrêta (The day the earth stood still)

© 20th Century Fox Keanu Reeves
Notre place sur terre est elle justifiée par la destruction de toutes les autres espèces ?
Klaatu est arrivé sur Terre dans une sphère lumineuse. Cet extra-terrestre de forme humaine annonce à ceux qui l’accueil qu’il vient tout simplement sauver la terre. De par le monde, des milliers de sphères atterrissent. La sphère de Klaatu a atterrit à New York, et toutes les armées, FBI, services secrets sont là. Alors forcément, la secrétaire d’Etat (surprenante actrice bien connue) va tout faire pour essayer de dominer la situation face à ces intrus et face au reste du monde en se proclamant dirigeant de la Terre et propriétaire de celle-ci. Et tout cela va se traduire par hélicoptère, chars, missiles et démonstration de force. Mais je vous rassure tout ceci ne fait parti que du scénario et non de la philosophie du film, pour preuve le drapeau américain n’est pas au casting, contrairement à certains films du genre. Ce film est en fait un remake d’un film des années 50 avec soucoupe volante et robot métallique. Cette nouvelle version est dans la lignée de ces films de science-fiction qui prévoyait déjà la fin du monde. Celui là est particulièrement réussit. Les effets spéciaux sont à la hauteur, mais il faut avouer qu’on n’en attendait pas moins. Ce film est sûrement mieux que le remake de La guerre des mondes. Le scénario est intéressant, malgré qu’on devine vite où on va. On n’est peut être pas surpris par l’intrigue, mais on est agréablement embarqué avec Klaatu pour découvrir comment une puissance supérieure va faire pour sauver la Terre.
Car s’ils ont l’intention de sauver la Terre et donc sa faune et sa flore, c’est afin de la protéger de l’espèce nuisible dominante, l’espèce humaine. Comment prouver à une espèce supérieure que l’on peut vivre sur Terre sans la détruire, tout l’enjeu est là. La fin du film ne pouvait pas être meilleure puisqu’elle nous donne la solution afin que l’homme ne détruise plus la Terre. Ce qui fait froid dans le dos, c’est que la solution existe sans même l’intervention d’une puissance galactique, encore faut-il que la survit de la Terre soit plus importante que notre mode de vie.

The broken

© Gaumont Distribution Lena Headey et Melvil Poupaud
Un thriller fantastique anglais et c'est une réussite, la sacrée surprise de cette fin d'année.
A Londres Gina va à un dîner de famille pour fêter l'anniversaire de son père. Le repas se passe avec ce père entouré de ses 2 enfants et de leurs compagnons. Mais au milieu des histoires et des rires un miroir se brise. Le lendemain, Gina voit une femme qui est son portrait cracher qui conduit la même voiture qu'elle, Gina décide de suivre cette femme... Et là, arrive l'intrigue inimaginable du film. Honnêtement, ce petit film Anglais vaut les meilleurs thrillers américains. Certes on n'a pas les effets spéciaux spectaculaires made in hollywood, mais justement avec un rien, ce film nous retourne dans notre fauteuil et nous donne des sueurs froides. Vous ne sortirez pas indemne de ce film et vous ne vous verrez plus comme avant dans votre miroir.
Mais pourquoi ce film n'est pas distribué dans plus de salles, vous allez rater un grand frisson et une idée non pas révolutionnaire et extraordinaire mais original et surprenante.

Moscow, Belgium (Aanrijding in Moscou)

© Bac Films Barbara Sarafian et Jurgen Delnaet
Matty vit seul avec ses trois enfants depuis que son mari a quitté le domicile...elle n'en peux plus.
Moscow, en Belgique. Matty fait les courses à la grande surface avec ses deux plus jeunes enfants. En repartant du parking, elle recule dans un semi remorque. Choc des carrosseries et chocs de deux personnes. Elle a plus de 40 ans, abandonné par son mari et ne sais plus ou elle en est, et lui n'a pas encore 30 ans et son camion jaune est toute sa vie. Ils n'ont rien en commun et pourtant quelque chose va naître entre eux.
Ce film n'est ni plus ni moins une vie de famille, après tout comme les autres sans artifices et sans rebondissement. La Belgique, ce pays si proche de nous, pourquoi est il aussi étrange.

Hunger

( - 12 ans )

© Becker Films International Michael Fassbender

Blanket and no-wash protest est le mouvement de grève des prisonniers de L'IRA pendant les 80 dans les prisons britanniques. Ce film nous montre ce qui s'y passait.
Voilà pourquoi le cinéma existe, pour nous montrer de tel film. Le scénario est simple car il nous montre ce qui se passait dans les prisons à ce moment là et comment les prisonniers de l'IRA ont essayés de revendiquer leurs droits et opinions. Rien que ça, le film est excellent, fort et émouvant mais terriblement dure et insupportable également. Mais ce qui fait de ce film un grand moment de cinéma, c'est que le réalisateur nous fait ressentir ce que ressentent les personnages. Qu'ils soient prisonniers ou geôliers, la caméra nous emmène avec eux aux fond d'eux même. Il n'y a pas de jugement dans ce film, juste un état des sentiments des personnages, telle est la force de ce grand cinéma.
Dure, insupportable et dérangeant est cette histoire qui nous est livré. Mais cela n'a rien d'extraordinaire car c'est tout simplement ce qui s'est passé, mais arriver à nous le montrer et à nous le faire ressentir, c'est bien l'exploit de ce film.

Serbis

( - 12 ans )

© Equation

Service, voilà la traduction du mot serbis en Philippin.
Le Family est un vieux cinéma géré par une famille philippine. Le film est particulier. On va suivre avec la caméra la famille déambuler dans ce grand cinéma de pièce en pièce et de couloir en couloir. La vie de cette famille va se mélanger aux clients de passage qui créent un univers à la fois particulier et glauque dans ce cinéma. La famille survie grâce à ses films érotiques des années 70 qu'elle projette dans cette salle obscure où les clients se livres à tout commerce, dont celui des corps. On découvre les travers et les petites habitudes de cette famille qui côtoie les habitudes des clients d'un jour qui semble ne faire plus qu'un avec ce cinéma.
Le film est trop étrange et parfois trop dérangeant pour certains. Mais cela reste tout de même un bon film Philippin.

Abyss

© Fox
1989, The Abyss sort au cinéma. J'ai raté ce grand moment au cinéma car j'étais moi même à cette époque dans mon propre abysse...mais aujourd'hui je retrouve enfin l'un de mes films cultes au cinéma.
L'un des meilleurs films de science-fiction de James Cameron. Cela va être dure de rester objectif, mais après tout devant un grand film comme celui-ci, on n'en fait jamais assez. Au large, le Montana, un sous-marin américain nucléaire sombre dans les haut fonds. Deepcore est réquisitionné par l'armée pour retrouver le sous marin. Deepcore est une plate forme sous marine de forage pétrolier. Deepcore est diriger par Bud Brigman, joué par Ed Harris (pour les curieux, oui c'est bien avec ce film que j'ai rencontré pour la première fois Ed, enfin premier contact cinématographique, ha je ne vous ai jamais raconté ma vrai rencontre avec Ed !) Revenons au fond de l'atlantique, avec le départ de Deepcore pour les hauts fonds à la recherche du Montana avec en renfort la conceptrice de Deepcore, la tempête Lindsey qui rejoint l'équipage et cette aventure. Que s'est-il passé au fond de l'océan pour causé la perte de ce sous-marin ? Ils vont découvrir quelque chose d'extraordinaire au fonds de l'eau. Une chose impensable se cache sous l'eau, on va y découvrir des personnes extraordinaires mais aussi autre chose...On pourrait penser le contraire, mais le film ne vieilli pas trop au cinéma, pourtant pas facile pour un film dont l'histoire se passe tout le temps au fond de l'eau, dans un environnement sombre et froid, mais peut être que c'est bien lorsque l'on s'enfonce dans le noir que vous viens la lumière.
Garde ta petite culotte et accroche toi car Virgil le battant ne revient pas seul.