Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima)

© Warner Bros. France Ken Watanabe
Très bon mélange, un film sur les japonais fait par un américain, le grand Clint Eastwood.
C’est l’histoire de la prise de l’île d’Iwo Jima par les américains, mais le film nous raconte la guerre du côté des japonais. A travers deux personnages principaux, ce film va nous donner un très bon récit des évènements qui se sont déroulés avant et pendant la prise de l’île par les américains. Avec la lecture de lettres écrites par les soldats et retrouvées plus de 60 ans après, on entre dans la vie des soldats et la stupidité de la guerre. C’est un très bon film, le seul petit bémol, c’est que l’on ne pourrait pas rentrer dans le film car il met du temps à décoller et le fatalisme de la fin malheureuse, même si on sait que le Japon perd la guerre n’arrange rien.
Après ce film, on ne peut s’empêcher de se demander comment un Japonais aurait pu faire ce film. Le résultat aurait sans doute était différent que celui de ce grand cow-boy !

Primer

(Sundance 2004 : Grand prix et prix Alfred P.Sloan)
© ThinkFilm Inc. David Sullivan et Shane Carruth
Un film de science fiction, sans effets spéciaux, sans actions, sans héros… rien qu’un scénario.
Avec ça je vais être mal pour vous faire venir voir ce film. Mais pourtant ce film est exceptionnel car à part. 2 jeunes scientifiques inventent une machine à remonter le temps dans leur garage. Tout le film repose sur le scénario et les dialogues entre les deux personnages. Faut pas se perdre dans l’histoire sinon on est vite larguer et après plus possible de suivre l’histoire. Par contre pour ceux qui ne se feront pas distancer, le scénario vous prépare une incroyable histoire. Le cinéma indépendant américain faisant de la science fiction, c’est un film unique. Le voyage dans le temps, sujet apprécié des scénaristes en science fiction, et là sans effet spéciaux, ce voyage dans le temps est tout à fait crédible et nous fait nous poser certaines questions sur les conséquences de cette découverte.
Bravo à cet ovni dans la science fiction !

Le nombre 23 (Le nombre 23)

© Metropolitan FilmExport Jim Carrey
Fermez les yeux et imaginez le nombre 23. Après ouvrez les yeux…et entrez dans le plus fantastique et le plus inquiétant cauchemar.
Je vous présente Walter avec une femme, un fils et un emploi tranquille qui va entrer dans un monde inquiétant. Petit à petit, le monde du nombre 23 va prendre de plus en plus de place dans sa vie et va finir par le perturber psychologiquement et mentalement. La seule solution est de trouver la solution du secret du nombre 23. Jeux de piste criminel et mathématique dans ce petit thriller très réussi avec un Jim Carrey hors du commun jouant à merveille ce personnage perdant de plus en plus le sens de la réalité. Le scénario et la fin sont géniaux et font de ce film est très bon drame. Pour ceux qui aiment se torturer l’esprit dans un scénario à rebondissement et qui aiment se faire peur.
Le nombre 23, quand vous saurez le secret du nombre 23, vous verrez la vie sous un autre angle !

Au nom de la liberté (Catch a fire)

© Mars Distribution Tim Robbins
Patrick mène une petite vie de famille tranquille et prospère en Afrique du Sud dans les années 70. Mais voilà, il est noir et nous sommes en plein dans l’aparthaid entre les contrôles de police et les explosions des attentats revendiqués par l'African National Congress (ANC).
Ce film nous raconte l’histoire d’un innocent qui va être propulsé au sein des combats entre les blancs et les noirs libérateurs de l’ANC. En plus de nous donner une belle et dure histoire à travers ce personnage et sa famille, ce film nous montre ce qui se passait dans ce pays coupé du reste de l’Afrique. Ce film est dur, non pas dans les images, mais plutôt dans la souffrance qu’il suggère. Personne ne sera insensible à la fin du film où se mêlent fiction et réalité.
Les films sur l’Afrique sont souvent les mêmes dans leurs duretés et leurs drames, mais celui là est particulier, car il nous montre l’Afrique du Sud et rare sont les films sur ce pays. A voir, pour tous, même si ce n’est que pour votre culture générale sur ce pays !

Azul (Oscuro casi negro)

(Goya 2007 : Meilleur mise en scène, révélation masculine et meilleur second rôle Festival premier plan d'Angers : Prix public et prix Jean-Carmet)
© MK2 Diffusion Eva Pallarés et Quim Gutiérrez
Le bleu, la plus belle couleur avec toutes ses nuances qui se déclinent comme des sentiments.
Il n’y a pas que Pedro qui fait de bons films en Espagne. Ce petit film espagnol est sans aucun doute le plus surprenant du mois. A coup sûr, mon coup de cœur du mois. Cette comédie sociale est excellente en nous donnant un moment exceptionnel et on est agréablement surpris par ce qu’elle dégage. Recherche de l’amour, ou encore du bien être, ce film n’est en fait que la solution à tous nos problèmes. C’est l’histoire de Jorge perdu entre son père pesant, son grand frère, celle qu’il aime et sa recherche d’emploi. Mais à force de chercher ce qu’il faut faire, il va trouver tout autre chose, ce qu’il veut faire !
Charmant petit film à voir à coup sûr, même si votre couleur préférée n’est pas le bleu !

Le direktør

© Les Films du Losange
Attention, ce film nécessite de connaître ou se renseigner sur qui est Lars Van trier. Si vous venez voir ce film sans connaître le monde de Lars, ce film risque de créer un choc en vous.
C’est une comédie, sur une situation de l’entreprise qui doit faire face à un problème. Humour (sûrement Danois !), sentiment, action, suspens, sexe …dans ce petit film simple, avec comme unique décor le cadre vierge de l’entreprise. Si vous voulez voir un film, en dehors de tout ce que vous connaissez, qui vous donnera tout ce dont vous ne pourriez imaginer, si vous voulez être décontenancé par ce que l’on vous montrera et si vous voulez être bousculé dans vos repères, ce film est pour vous.
Faite vous violence, entrez dans ce monde Danois insoupçonnable !