Pour aller au ciel, il faut mourir

© Rezo Films Khurched Golibekov
Film franco tadjik (république du Tadjikistan, pour ceux qui auraient un doute !).
Voilà le programme. Le principe de la critique de cinéma, c’est, à la base, de donner envi d’aller voir le film. Cela serait peine perdue ici. Alors voilà pourquoi vous n’irez pas voir ce film, ça se passe au Tadjikistan, les décors sont tristes et austères, vous n’aurez aucune référence avec ce pays à laquelle vous ne pourrez vous accrocher, l’histoire et toute simple, sans artifices, sans rebondissement, une fin qui n’en est pas une, des dialogues sans début ni fin, des long moments sans dialogues, des longs plans fixes (sur presque rien). Voilà, pourquoi la plus part d’entre vous n’iront pas voir ce film. Mais pour certain, j’ai résumé un bon film, avec le portrait d’un personnage intéressant qui veux résoudre son problème de couple à 20 ans. Mais il le fera à la tadjik, alors loin de tout ce que vous pourriez imaginer.
Alors n’imaginez plus comment ça pourrait se passer au Tadjikistan, osez venir voir ce film.

Dans paris

© Gémini Films Louis Garrel et Romain Duris
Trio de choc entre deux frères et un père, qui ont un sentiment face aux épreuves de la vie assez détaché (mais de manière touchante).
Avec Paris en arrière plan, on va plonger dans la vie sentimentale de ces deux frères. Après un début déroutant où l’on est sans repère et où l’on peut vite perdre pied, ce film nous donne une sublime histoire sur les sentiments de deux personnages. Pour ceux qui connaissent Romain Duris, vous ne serez pas déçu, il nous donne encore une fois une interprétation particulière et fidèle à lui-même et qui donne à ce personnage le réalisme et un côté touchant. Son petit frère n’en est pas moins effacé et est interprété par Louis Garrel (qu’on a déjà vu dans certain petit rôle, il nous fait penser à un Romain Duris à ces débuts !). Seul certains accrocheront à ce film, mais le film est assez réussi.
Seul ceux qui ne connaissent pas Romain Duris (oui des gens ne connaissent pas encore Romain Duris !) et qui iront voir ce film pour le titre (Paris !) seront déçus ! A voir, pour les autres.

Le parfum (Perfume: The story of a murderer)

© Metropolitan FilmExport Ben Whishaw
Histoire d’un meurtrier.
La beauté sous toutes ces formes, voilà ce qu’est ce film. Dés le début, on se doute que c’est un film original et que l’on va rentrer dans une ambiance particulière, à la fois sombre et pleine de lumière. Sur fond de meurtres, Jean-Baptiste Grenouille va nous séduire, nous charmer avec ses parfums. La fin ! Elle est magnifique si on se laisse emporter par Grenouille sans lui résister. Ce film est sublime. D’une part, il a réussi à nous montrer la beauté pure, même sur fond de meurtres (contraste assez surprenant). Et d’autre part, le film réussi quelque chose de plus extraordinaire que le simple fait de sentir un parfum (impossible voyons ! c’est du cinéma), il nous dévoile l’âme même du parfum idéal de Grenouille. Par nos yeux et nos oreilles, le parfum prend une toute autre signification que celle basic de se parfumer simplement et il nous frappe encore plus fort qu’une simple odeur.
Désolé, mais encore un film à voir absolument car c’est artistiquement parfait.

Les amitiés maléfiques

César 2007 du meilleur jeune espoir maculin
© Les Films du Losange Malik Zidi et Thibault Vinçon
Lorsqu’il est question d’amitié que cela signifie t-il pour vous ?
Quelle place vos amis ont-ils dans votre vie ? Ces jeunes parisiens dans un monde universitaire particulier vont grâce à leur amitié créer leur vie. Mais est-on sûr que l’amitié pour un ami est la même qu’il a envers vous, et si on ne s’en rendait compte seulement quand il est trop tard. Ces jeunes vont trouver leur destin dans la vie grâce à leurs amitiés, amitié qui va prendre les plus surprenantes des facettes. Film psychologiquement intéressant sur la sociologie de nos rapports dans l’amitié. Ce film ne marquera pas tous les esprits, mais tous ces nouveaux acteurs mettent du réalisme frappant (on donnerai bien des claques à l’un d’entre eux, au passage) dans leurs quêtes de leur devenir. Fan de littérature, ce film est pour vous, même si vous n’avez pas d’ami.
Et pour ceux qui ont des amis, n’allez pas voir ce film avec eux, on ne sait jamais, vous pourriez ouvrir les yeux sur votre propre amitié avec vos amis, attention !

Indigènes

César 2007 du meilleur scénario original

© Mars Distribution Roschdy Zem, Samy Naceri, Jamel Debbouze et Sami Bouajila

Epatant ce film.
C’est un très bon film de guerre et les américains n’y sont pour rien dans ce film. Mais le plus intéressant c’est de voir ces acteurs qu’on connaît tous dans ces rôles où leurs prestations sont bleuffantes. On ne peut s’empêcher de faire un lien avec l’actualité et l’immigration. Mais si on sort de ça, d’un point de vu cinématographique, c’est génial. Je vous préviens, vous allez verser votre petite larme, ça c’est sûr. Film à voir sans aucun doute.
Mais qui a arraché ces pages de mon livre d'histoire de mes livres d'histoire du collège, j'espère qu'ils les ont retrouvés depuis.

Hard candy

( - 16 ans )
© Metropolitan FilmExport Patrick Wilson et Ellen Page
La pédophilie, autant être claire tout de suite car le film parle de ça.
Une jeune fille de 14 ans rencontre sur le net un homme de la trentaine. Une rencontre s’en suit. Mais voilà, que celui qui est « censé » faire le mal devient la victime. L’ambiance et les situations sont bien plus dure que les images, mais jusqu’au bout on ne sait vraiment pas si ce trentenaire est pédophile ou pas et c’est ce qui rend ce film dérangeant.
Vision intéressante sur le sujet, mais à ne pas voir par tout le monde.